vendredi 8 novembre 2013

TAT 'Métaphore de trois habitants'



TAT Métaphore de trois habitants


Volume de passage ou de circulation, l'œuvre de TAT (Théodore Kwack, Alejandra Rink-Ramirez et Thomas Wachter) est un lieu
dans le lieu. Il permet d'expérimenter, dans une surface réduite, une sensation d'infini, de pertes de repères.... Musique conceptuelle, miroirs et écriture plongent le visiteur dans un autre espace-temps à la fois inconfortable et excitant, permettant de se perdre et de se transformer. Est-on tout à fait le même en ressortant de ce petit lieu d'infini?

 "Poètes, architectes et artistes plasticiens vivent la création sous les différents angles de leur activité, mais également sous une forme commune d'expression. A travers un espace sensoriel où se perd l'horizon, les repères, un espace d'abstraction, nous prétendons projeter nos doutes, questions et inquiétudes sur l'individu et son lieu de vie. Être ici ou là bas, vivre ce lieu ou cet autre, la question permanente et la rencontre proche, espaces sensibles qui nous permettent de créer de nouvelles réalités, la construction d'une métaphore.
 Une métaphore d'ici ou de là bas ? "
 TAT

Jean-Philippe Tjibaou 'Travail dans l'ombre...
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Jean-Philippe Tjibaou Travail dans l'ombre...


Intervenant lui dans un espace protocolaire du château Hagen, dans lequel le public ne peut pas entrer, Jean-Philippe Tjibaou choisit de réduire encore le champ de vision possible. Il propose un point de vue précis sur la salle à manger du château qui permet au visiteur de voir, depuis une lucarne sur les portes vitrées donnant sur la véranda, un ensemble de pirogues sur l'eau. Le fait de ne pouvoir concentrer sa vision que sur cette partie de la pièce joue sur l'ambigüité de la focalisation. Le jeu de reflet, qui renvoie au monde du songe, ouvre des perspectives de rencontres renouvelées avec le monde océanien. Jean-Philippe Tjibaou continue, par cette nouvelle œuvre, à explorer le monde de la pirogue réactualisée sur tout le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Il se consacre à cette aventure humaine chargée de sens depuis dix ans, au sein de l'association BWAKALLA'M , "ta pirogue" en langue Pinje. A la lumière d'un doute, voit-on mieux ou voit-on moins bien ? De quelle charge symbolique le reflet est-il porteur ? Le songe partagé n'est-il pas la base même de toute élaboration fiable pour une société en devenir quand il y a « une décennie à faire émerger de l'ombre un futur rêvé pour l'Autre, pour Nous...' »?


jeudi 7 novembre 2013


François Uzan MagicPoussPouss

Elément mobile avec système de monocycle et deux caissons, l'un intérieur et l'autre extérieur. Les caissons sont des supports pour différentes formes d'expression: images, textes, objets divers.Le 'MagicPoussPouss' peut rester dans la case Kanaké et tourner en rond et/ou sortir de la case et se déplacer dans l'ensemble de la zone accueil du CCT.
Le 'MagicPoussPouss' peut se remplir des doutes des visiteurs et ceux-ci peuvent tourner en rond et/ou aller vers la lumière extérieure pour expérimenter leurs doutes au contact avec le dehors, les aérer, les partager...

Vous êtes invité(e) à monter sur le Magic PoussPouss et à sortir de la case Kanaké; l'artiste souhaite que vous rentriez le véhicule après votre parcours à l'intérieur de la case Kanaké. Il vous en remercie par avance


Installation collective à la Maison du livre de la Nouvelle-Calédonie.
Hier soir (ici), le 7 novembre, une première lecture publique de textes piochés aléatoirement dans une réserve de brouillons a donné lieu à une expérimentation qu'il nous tarde de reprendre et d'emblée un projet de création vocale pour 2014.

Avec Florenda Waina Nirikani et Stéphane Camille et Jean-Brice Peirano au discours un peu brouillon....


Les lectures publiques permettent de favoriser des moments qui sont comme des instantanés de facettes différentes de la Nouvelle-­‐Calédonie et font entendre des voix peu audibles jusque là mais qui deviendront, peut-être, des voix majeures du pays de demain.

L'idée de brouillon renvoie à la nécessité que s'élabore sans discontinuer la parole d'une société sur elle-­même, jamais aboutie, jamais suffisamment fidèle à la multiplicité et à la profondeur du ressenti des individus qui la constituent. 

Une des grandes particularités du pays est que de très nombreuses langues s'y côtoient et que, si certaines d'entre elles ne sont compréhensibles que par une minorités d'individus, elles baignent toutes, ne serait-­ce que très ponctuellement, les oreilles de tous les calédoniens.


mardi 5 novembre 2013



Plongé de nattes dans la baie du centre culturel Tjibaou en direction du château Hagen. Au château, ressorties bleues par la niche du perron, elles se sont protocolairement alignées.

Après avoir plongé dans la baie du centre culturel Tjibaou, les nattes sont ressorties bleues au château Hagen par la niche du perron et alignées protocolairement.

vendredi 1 novembre 2013

Gracienne Koéa
détail d'installation
'repas partagé'
château Hagen, à partir du 5 novembre

Gracienne Koéa / Lydie Gardet / Stéphane Foucaud
Repas partagé sur une table comme un autel dans un lieu dont l'atmosphère évoque celle d'une chapelle. La construction est marquée, par deux fois, d'éléments ternaires: ceux des ouvertures entre les deux espaces, ceux des portes donnant sur l'extérieur.
Nous sommes ici dans la partie 'pauvre' du château, celle qui a vu des générations de domestiques se succéder qui ont donné naissance, en Nouvelle-Calédonie, à une classe de l'histoire harassante, avec les bagnards, les petits mineurs...
Issus le plus souvent de la communauté javanaise, la domesticité a façonné le quartier de la Vallée des colons, avec son humilité et son lien à un ressenti spirituel modeste auquel cette installation à six mains rend hommage. Le fil rouge est celui du lien entre les communautés minoritaires de ce pays, entre leurs histoires très singulières.